On pisse sur les GPIS

On pisse sur les GPIS

Le GPIS (Groupement Parisien Inter-bailleurs de Surveillance) c’est cette milice de vigiles qui rôde d’immeuble en immeuble de 19h30 à 4h30, du 11ème au 20ème arrondissement (en oubliant le 16ème). Ils sont 200 en tout payés par la mairie et un groupement de bailleurs sociaux (Paris Habitat, SIEMP, RIVP, ICF, Emmaus et compagnie) qui mutualisent leurs « moyens de surveillance » pour 70000 logements HLM.
Surveiller, rôder, mettre la pression, pour faire appliquer la loi qui interdit notamment les rassemblements dans les halls d’immeubles, pour s’assurer que l’ordre imposé par l’État, les propriétaires publics, la mairie soit bien respecté.
C’est donc plus d’uniformes bleu-flicaille en bas de chez nous et qui depuis juillet de cette année ont l’autorisation d’utiliser des armes de 6ème catégorie (tonfa et gazeuse), une première chez les vigiles.
Avec ou sans armes ils représentent bien la domination, sous couvert de la justice. Ils travaillent main dans la main avec les flics, les appellent en renfort et leurs plaintes sont facilitées, pas de problèmes pour eux, mensonges et bidonnages sont pratiques courantes. Du coup qu’ils frappent ou se fassent attaquer ils sont à l’origine de centaines de procédures pour atteinte aux personnes et aux biens depuis 2004. Les 100 gpis par nuit qui tournent autour des HLM s’ajoutent aux flics qui le jour expulsent les habitant-e-s qui ne veulent plus ou ne peuvent plus payer leurs loyers.

Heureusement leurs rondes ne sont pas toujours tranquilles entre les pétards, mortiers, barres de fer et machines à laver avec lesquels ils se font -entre autres- attaquer.
Les 30 voitures quotidiennes qui patrouillent s’ajoutent aux caméras aux coins des rues pour surveiller, contrôler, dissuader toutes et tous et réprimer celles et ceux qui se débrouillent, survivent et vivent sans le biais des institutions et autres garde-fous de la société.
Pour toutes ces raisons et d’autres encore, on aimerait rendre leur sale tâche difficile, voir impossible !

 

Publié dans le n°2

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